Rêver en grand

2019 commence, et pour démarrer cette année j’ai posté cette image sur la page Facebook du blog :

J’ai envie de démarrer cette année, qui d’ailleurs pour moi a démarré depuis le solstice et non ce 1er janvier, sous le signe de l’action.
Celle motivée par l’envie, par les idéaux, par le lien à la vie et aux grands cycles.

J’ai passé beaucoup de temps à croire que j’agissais par le biais des réseaux sociaux, à coup de publications bien senties et de billets d’humeur.
J’ai souscrit pendant un certain temps à la thèse selon laquelle seule la posture de « réalisme » avait voix au chapitre. Vous savez, celle de ceux qui bien planqués derrière leurs écrans, ne font pas grand chose de concret chaque jour mais sont toujours là pour vous rappeler que le seul raisonnement qui vaut est celui de l’intellect, du factuel, et que donc toute posture de construction est vouée à l’échec et révèle un déni de réalité. Il y en a un certain nombre dans mon réseau, et ceux-là font généralement partie des plus cultivés

Je n’ai plus envie d’adhérer à cela. Cela ne m’apporte rien, n’apporte rien aux autres, et me coupe de mon élan de vie.
Ma grossesse n’est sans doute pas pour rien dans ce refus.

Einstein aurait dit que « la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information ».

Les faits, je les connais.
Loin de les occulter, je continue à mettre à jour mes connaissances au quotidien, et je ne crache pas sur les livres ou articles qui tirent la sonnette d’alarme, de plus en plus fort.
J’agis chaque jour à mon échelle pour faire changer les petites choses sur lesquelles j’ai une influence. Et j’ai bien conscience que tout cela est dérisoire pour le collectif face aux enjeux qui sont les nôtres. Par contre, c’est beaucoup moins dérisoire pour moi à titre personnel, et aussi dans une mesure différente pour les personnes que nous avons inspirées jusqu’alors.
Ces dernières années, nous avons beaucoup échangé avec d’autres, dans la vraie vie, sur notre vision des choses. Et la construction progressive de notre projet, le partage de la vision qui l’a motivé, ont permis à certaines personnes de notre entourage de passer le cap d’un changement de vie.

Quoi de plus réjouissant pour quelqu’un qui milite pour le changement, que de le voir s’instiller progressivement, se diffuser telles les ondes visibles sur un lac après y avoir jeté un caillou ?

Et puis clairement, que savons-nous de la réalité dans laquelle nous vivons ? Nous la comprenons avec nos moyens cognitifs actuels, amputés d’un lien au vivant indispensable dans la préservation de la vie.

Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes tous dans le même bateau.
Et la gloire aura un goût amer pour ceux qui n’auront rien d’autre comme épitaphe que « je vous l’avais bien dit ».

En ce matin de premier janvier, les bons vœux pleuvent sur les réseaux sociaux.

À quoi ressemblerait une (très) bonne année 2019 pour nous ?

Que notre enfant naisse en bonne santé.
Que cet accouchement se déroule d’une façon qui nous ressemble, nous inspire, nous donne de la force.
Que notre projet de construction avance comme prévu.
Que cette aventure en soit une pour toute la famille, une de celles qui resserrent les liens.
Que nous puissions enfin commencer à effectuer dans le concret cette transition vers la Dordogne : avoir un pied à terre là-bas, pouvoir nous y rendre chaque week-end, chaque période de vacances à partir de la rentrée, et ainsi continuer à construire notre rêve dans la matière.
Que nous tissions de nouveaux liens sur place, conscients de ce que nous pouvons apporter comme de ce qu’il nous manque aujourd’hui

Mais aussi que la prise de conscience grandisse encore.
Que les évolutions nécessaires à la préservation de notre vie et celle d’autres animaux sur cette Terre prennent corps.

Nul ne sait de quoi cette année sera faite.
Les projections sont nombreuses, et globalement sombres.
Tout en ayant conscience de cela, je fais le choix désormais de me concentrer sur ce sur quoi j’ai prise.

Et je vous laisse avec cet extrait du Manifeste de Gaïa[*] tiré de Siècle Bleu.

« FAIRE PLUS QUE NOTRE PART


Après avoir travaillé sur notre champ d’énergie individuel et collectif, nous pourrons puiser dans l’un de nos rêves pour participer à cet élan, en lançant notre initiative ou en prêtant main-forte à une aventure existante. Pour cela, notre temps est la clé. Nous pouvons le passer sur notre canapé, notre smartphone, ou à agir. Agir ne signifie pas forcément prendre les mêmes risques que Gaïa[*]. Transmettre notre amour des plantes, des animaux, des nuages, de la musique ou des étoiles participe également au grand mouvement de réenchantement du monde. Réfléchir, écrire, peindre, aider, écouter, soigner, planter, réparer, nettoyer… aussi. Toutes les actions se valent tant qu’elles ont un impact positif et mesurable sur le monde réel, en particulier sur la nature, le cœur ou l’esprit des Hommes.
Nous appelons toutes celles et ceux qui sont déjà engagés à nous rejoindre. Plus nous serons nombreux à consacrer une partie de notre temps et notre énergie à ce grand élan, plus le changement sera rapide. En nous engageant, nous nous sentirons utiles. Ensemble, l’enjeu est de faire plus que notre part. Nous dormirons sans doute moins mais nous dormirons mieux. »

[*] Dans le roman Siècle Bleu, paru en 2010, Gaïa est le nom d’une organisation clandestine écologiste.


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