Mon Gibraltar

Toi aussi tu as parfois l’impression de naviguer entre deux eaux ?
À la jonction entre la Méditerranée et l’Atlantique, ça brasse pas mal. Deux environnements différents se rencontrent et rendent la navigation dangereuse.

Moi, c’est souvent un peu ça à l’intérieur.

Je suis limite camée à la collapsologie. Tout cet enchaînement semble si cohérent. Il vient aussi alimenter une croyance que j’ai depuis longtemps, comme beaucoup d’autres personnes, qui veut que l’homme soit un être sans foi ni loi et régit par l’appât du gain.

J’ai lu pourtant.
Énormément de livres sur la psychologie de l’enfant et les apprentissages des neurosciences. D’autres sur la psychologie de l’adulte, les mécanismes émotionnels, les chocs traumatiques et la résilience intérieure, les conditionnements et le cerveau Bayésien. Puis aussi sur les stratégies de groupe, les modèles de société et les modes de gouvernance.
J’ai donc une petite idée de l’influence que peut avoir notre propre vision du monde sur ce qu’on en perçoit, et mécaniquement sur ce qu’il s’y passe puisque nous nous positionnons bien souvent en réaction.

Et puis il y a cette expérience inouïe il y  a 2 ans.
Quelques mois passés à marcher cinq centimètres au dessus du sol. À ressentir une immense joie dans de toutes petites choses. À voir le positif en tout sans pour autant nier le négatif, simplement en acceptant que lui aussi fait partie de la vie. La conscience que tout passe, et que seul l’instant présent est certain.
Quand je repense à cette période, que j’aurais aimé ne jamais quitter, je ressens de nouveau cette « boule de joyeux » comme l’appelle ma fille, au milieu de ma poitrine.

À cette période, j’avais tout lâché de ma vie, et accepté de suivre simplement ce qui me faisait oui.
J’y ai perdu en argent, mais je n’ai manqué de rien.
J’y ai perdu en sécurité au moment du grand saut, mais j’y ai gagné en sécurité affective.
J’ai laissé tomber une vie qui n’était pas la mienne, pour suivre un grand gaillard aux yeux bleus qui ne m’avait rien promis.
Et j’ai bien fait car j’ai troqué un ersatz de vie, sans enchantement, contre une vraie vie pleine de surprises avec un compagnon de route parfait pour moi.

J’ai fait l’expérience de ce qu’on appelle le pouvoir de l’intention. Je crois que tout ce que j’ai souhaité je l’ai eu.

Je ne sais pas trop encore ce qu’il s’est passé, mais cette énergie s’est dissipée. Progressivement.
Enfin si, j’ai une petite idée…

J’ai du chercher du travail. Et j’ai recommencé à travailler.

Je ne sais pas si le travail fait cet effet à tout le monde.

Moi, il me coupe de mon élan.

D’un côté, ce qui m’apparaît encore comme une nécessité, celle de gagner de l’argent pour répondre aux engagements que j’ai pris jusqu’alors.
J’ai une fille, qui vit la moitié du temps avec son père, et je ne suis donc pas seule à prendre les décisions qui la concernent. Vivre encore en ville est aussi un choix très lié à ma fille, mais pas que car j’aime la facilité avec laquelle on se déplace, on trouve à peu près tout ce qu’on cherche, on assiste à des événements aux thématiques variées, on sort.

Et puis une autre nécessité, qui rentre parfois en confrontation directe avec la première, celle de préparer une autre vie. Et de commencer à réellement la vivre de suite, sans attendre car seul le présent est certain.
L’envie impérieuse de retrouver ce paradis perdu en moi, qui me procurait tant de joie et de confiance. Qui me nourrissait tant que le reste n’était que superflu. Pas d’achats impulsifs dans cette période, rien à combler. Et beaucoup à donner.

 

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Dans tout ça, il y a un lien avec la collapsologie. L’idée de ce saut à faire, qui permet d’aller vers mieux mais requiert aussi de faire le deuil d’un passé révolu.

Oui je pense que beaucoup de choses vont changer. Je pense que si l’on pouvait voir notre futur et le décrire à nos semblables, il ne serait pas très attractif, car forcément comparé à notre expérience actuelle, à nos préoccupations du moment, et fantasmé selon le bagage culturel et familial de chacun.
Il me semble aussi fort probable que dans ce même futur, nous puissions chacun nous re-trouver. Réapprendre ce qu’est la vie dans sa simplicité, dans sa dualité aussi.

En attendant, il faut construire ce futur tout en étant dans le présent. Prévoir sans être guidés par la peur, mais par l’envie.

Et vous, quelle est votre croyance ?


Quelques documentaires sur le cerveau : RTS

Docu « Demain, tous crétins ? » initialement diffusé sur Arte (2017)

Un très bon article sur Mediapart « Cerveau Bayésien et mécanique quantique »

Un excellent documentaire au sujet du pouvoir de l’intention. Je vous le recommande si le sujet vous intéresse :

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