Une oasis dans le désert

Je suis en colère.
Je ne comprends pas comment on fait pour vivre sereinement dans ce monde. J’en veux à ceux qui ne réagissent pas, ou pas assez.
Enfin ça c’est aujourd’hui.

Il y a  des jours où j’arrive à plus de compassion, à plus d’empathie, et où j’arrive à lâcher-prise en souriant.
Après tout, nous ne sommes chacun que de petits éléments d’un tout immense.

C’est peut être bien ça qui me gêne d’ailleurs.
Oui nous sommes tous liés. Et on fait comment quand on se voit mourir à cause des autres ? Comment on gère pour ne pas leur en vouloir ?

J’essaie de me rappeler ce qu’était ma vie avant de m’intéresser à « l’écologie ».
Je me rappelle alors les aspirations superficielles, les désirs à assouvir, l’absence de buts autres que ceux dictés par la société, le manque de créativité pour les atteindre…
Une de mes amies de lycée avait d’ailleurs cherché à me sensibiliser à certaines thématiques, comme la pollution, l’engagement citoyen, la surconsommation ou le travail des enfants. Je me rappelle d’ailleurs très bien ce moment où sur le trajet pour rejoindre notre bus, je lui ai montré en vitrine un objet que j’aurais beaucoup aimé m’offrir. Elle m’avait dit « ah ouais, tu veux acheter un truc qui a été fabriqué en Chine par des enfants de 6 ans ?? ». J’avais un peu maugréé, mais ne l’avais pas acheté. J’étais loin de m’imaginer que presque 20 ans plus tard je me souviendrai de cette scène.

Pourquoi je vous raconte ça ? Simplement pour tenter de me souvenir de la légèreté, parfois teintée de culpabilité, que l’on peut ressentir en n’ayant conscience de rien, ou pas grand chose.
En ayant une vision très centrée sur soi, sans conscience de l’environnement dans lequel on baigne, sans conscience de la porosité entre les deux.

Les jours où ma pensée est plutôt positive, j’arrive à me rappeler de ça. J’arrive à me dire que ces personnes changeront, qu’elles sont sur le chemin, et qu’il n’est pas le même pour tous. Que le changement est plus ou moins rapide, plus ou moins facile, selon les parcours de vie, les origines, les contexte actuel.

Les autres jours, je vois juste des personnes incapables d’ouvrir les yeux, de regarder le monde en face, de prendre leurs responsabilités.
Forcément, ça me met en colère.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir beaucoup lu sur la non-violence, la CNV, les mécanismes biologiques de l’empathie et ceux du stress.

Il y a des jours où j’ai envie de fuir ce monde.
Et notre projet de maison est alors une vision salvatrice. Comme une oasis dans le désert.

 

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